Qui sommes nous ?

Séquences 7 a pour objet de mener à bien toute action culturelle ou sociale destinée à promouvoir la profession de scénariste et d'offrir conseils, aides et assistance à toute personne se destinant aux métiers de scénariste ou de réalisateur. Elle regroupe à ce jour près de 120 scénaristes et réalisateurs issus d’univers et de pays différents. Elle est une pépinière de talents prometteurs.

Apéro scénaristes : rendez-vous mercredi 6 juillet à l'Indiana Café

Comme toujours à l'Indiana Café qui se trouve en face du Grand Rex à Paris. C'est l'occasion pour les nouveaux membres de rencontrer certains des séquences7iens les plus actifs de l'association ; et pour ceux qui veulent en savoir plus sur SEQ7, de venir nous poser vos questions.

Lieu : INDIANA CAFE, 42 Bis, Boulevard Bonne Nouvelle, 75 010 PARIS, Métro Bonne Nouvelle (ligne 8 et 9)

Attention : ne pas confondre avec l'autre Indiana Café un peu plus loin sur le boulevard. Le RDV a lieu dans celui en face du Grand Rex, nous sommes généralement à l'intérieur et le personnel nous connaît.

Date : Chaque premier mercredi du mois.

Horaire : à partir de 18h. Pas d'heure fixe de fin, ça dépend de vous (ou de la fermeture de l'établissement).

vendredi 25 septembre 2009

Les Schmuckés 2009

Pour la première édition des Schmucks, le 24 septembre 2009, ce sont 7 lauréats ont été dignement fêtés à La Péniche Cinéma, pour l’aide qu’ils ont apportée à la promotion de la profession de scénariste peu médiatisée et mal connue du grand public.

Et les lauréats de cette première promotion sont :

François Barat, sûrement l’un des professionnels qui a fait le plus pour le soutien et l’émergence des jeunes auteurs. Qu’est-ce qui a pu pousser cet auteur, réalisateur, producteur, à se lancer dans cette aventure périlleuse à travers le Cèci (Centre des écritures Cinématographiques, dont il est l’initiateur) et le GREC (Groupement de recherches et d’essais cinématographiques)
L’argent ? Non, l’argent n’intéresse pas les hommes de valeurs, sauf s’ils sont courtiers. François mise sur l’avenir, celui des jeunes auteurs, et à voir la longue liste de ceux qui ont fait leurs classes au Cèci et au GREC, on se dit qu’il a du flair.

Michèle Borghi, la rencontre a eu lieu au festival de Bourges. Directrice des études de Louis Lumière, sa sensibilité et son attention au scénario nous ont immédiatement séduits car Michèle Borghi encourage l’ouverture des auteurs vers les collaborateurs artistiques et techniques qui donnent vie à un film.

Valérie Ganne est à la base journaliste. Elle n’est pas scénariste, ni réalisatrice, ce qui ne l’empêche pas depuis 7 ans de s’investir pleinement dans le marathon d’écriture organisé chaque année au Festival des Scénaristes de Bourges. Elle lit chaque année les centaines de scénario qui arrivent sur son bureau, sélectionne les marathoniens et leurs parrains scénaristes et producteurs. C’est elle qui fait le lien entre les parrains et le jeune auteur qu’ils devront accompagner. Et, une fois la fête terminée elle les surveille du coin de l’œil, attentive mais discrète, comme à son habitude. Elle contribue pleinement à l’émergence de jeunes auteurs parmi lesquelles Emma Perret (Parade Nuptiale), Guillaume Martinez (Gratte-papier, ours d’argent à Berlin) ou encore Maud Alpi dont le film Lucas sur terre a été sélectionné à Clermont Ferrand.


Stéphanie Duvivier. C’est au Salon du Cinéma, dans une petite salle, devant une douzaine de personnes venus l’écouter narrer les pérégrinations d’un premier film que la rencontre a eu lieu. Dans la salle mitoyenne, toute l’équipe de Largo Winch. Un seul point commun entre les deux films : Denis Rouden, le chef opérateur.
Tandis que les uns parlent de prouesses techniques et technologiques, Stéphanie nous raconte son parcours du combattant. Comment faire son premier long sans se trahir. Comment pendant un an démarcher des producteurs avec son idée de film développé sur 2 pages pour en trouver un qui accepte de négocier et de signer une convention d’écriture en la personne de Richard Magnien de Mat Films.
Parce que Stéphanie a réussi à prouver aux jeunes auteurs que la persévérance finit par payer et qu’il est possible de faire respecter son travail, parce qu’elle a su imposer dans la pratique et dès son premier film cette évidence qu’un scénario a un coût qu’il convient de payer, Stéphanie Duvivier est notre première scénariste Schmuckée, notre première de la classe.

Frédéric Krivine. Si pour cette première cérémonie des Schmucks nous avions établi des catégories, Frédéric, une fois de plus, aurait échappé à toutes. Car il est bien sûr scénariste mais n’est-ce pas à lui seul une institution ? Si ce soir nous remettons un Schmuck à Frédéric, c’est que sa générosité est égale à son talent c’est-à-dire henaurme! Toujours prompt à partager le savoir qu’il a acquis à travers ses Marathons des bibles et ses Nuits blanches à Cannes, Frédéric est aussi un pionnier de la défense des scénaristes dans leur combat pour une juste rémunération. Toujours sur la brêche, avec aujourd’hui la création du magazine Scénaristes.biz., comme tu es aussi des débuts de Séquences7, et qu’on a toujours un peu mauvaise conscience devant l’incontournable nécessité de « tuer le père » nous lui transmettons ce premier Schmuck-oedipien avec toute notre admiration pour l’exemple donné.

Jean-François Halin, est de ces hommes que le succès ne grise pas. Homme de l’ombre, il a été le premier à participer aux rencontres mises en place par Séquences7. Il a partagé son expérience avec une grande générosité sans jamais passer sous silence les dures réalités de ce métier, dont il est, selon ses propres termes, l’un des rares privilégiés à vivre confortablement. Ce Schmuck vient récompenser son engagement auprès des jeunes auteurs, dont il n’hésite jamais à prendre la défense lorsqu’il se trouve propulsé sous les feux de la rampe. Jean-François Hallin n'a pu être présent, mais a envoyé un mail de remerciements dont voici un extrait :
"Votre idée m'amuse, me plaît… et me flatte. Crois bien que ça me désole de ne pouvoir être là ! Je trouve l'idée non seulement rigolote, mais aussi salutaire : on ne parlera jamais assez des scénaristes, de ceux qui les encourage. Et on ne moquera, gentiment, jamais assez ceux qui les ignorent ou les négligent. C'est ma fierté que d'être un Schmuck, j'espère mériter longtemps ce surnom. Si ce Schmuck existe bel et bien, je serais ravi de le placer aux côtés du Prix du Scénario de l'UGS."

Utopie Films : Le mot « Fin », ceux qui sont ici le savent, n’est qu’un début. Un recommencement pour le scénariste, qui va relire, déplacer, couper, réécrire, parfois y compris la… fin. Avant d’être enfin presque satisfait et de se poser la première question d’une nouvelle dramaturgie : comment trouver le bon réalisateur qui saura magnifier l’histoire ? Première question rapidement ou pas suivie de la seconde : pourquoi ne pas réaliser moi-même ? On peut être fort en maths et en cuisine mais ce n’est pas toujours le cas. Ce qui, en revanche, est systématique et imparable, c’est la troisième question : Comment trouver un producteur ?!
Prendre un annuaire professionnel, un ouvrage de l’excellente collection Dixit, fréquenter les festivals, croiser, rencontrer, soit mais… Comment trouver un producteur… QUI VOUS LISE ?
Le seul moyen de convaincre de nos qualités, de séduire par notre imagination, de passionner notre lecteur, est là, dans quelques pages qui finissent le plus souvent à la corbeille, souvent sans un mot, souvent aussi, hélas, sans un regard.
Alors, quand un producteur fait la démarche de venir à la rencontre des scénaristes, c’est une bonne nouvelle. Quand il lit, c’est une très bonne nouvelle. Je veux dire quand il lit pour de vrai, pas quand il dit qu’il lit pour faire joli devant un micro et un public ravi. Quand il lit et peut parler de ce qu’il a lu avec vous, c’est une très très bonne nouvelle.
A Séquences7, nous avons immédiatement pensé au premier bel exemple de producteur s’impliquant avec les scénaristes que nous ayons croisé.
Cher Bruno Lefèvre, chère Karin Sitbon, que le Schmuck de ce soir aide à ce que votre Utopie comme les nôtres s’imposent parmi les « professionnels de la profession ».

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