Qui sommes nous ?

Séquences 7 a pour objet de mener à bien toute action culturelle ou sociale destinée à promouvoir la profession de scénariste et d'offrir conseils, aides et assistance à toute personne se destinant aux métiers de scénariste ou de réalisateur. Elle regroupe à ce jour près de 120 scénaristes et réalisateurs issus d’univers et de pays différents. Elle est une pépinière de talents prometteurs.

Apéro scénaristes : rendez-vous mercredi 6 juillet à l'Indiana Café

Comme toujours à l'Indiana Café qui se trouve en face du Grand Rex à Paris. C'est l'occasion pour les nouveaux membres de rencontrer certains des séquences7iens les plus actifs de l'association ; et pour ceux qui veulent en savoir plus sur SEQ7, de venir nous poser vos questions.

Lieu : INDIANA CAFE, 42 Bis, Boulevard Bonne Nouvelle, 75 010 PARIS, Métro Bonne Nouvelle (ligne 8 et 9)

Attention : ne pas confondre avec l'autre Indiana Café un peu plus loin sur le boulevard. Le RDV a lieu dans celui en face du Grand Rex, nous sommes généralement à l'intérieur et le personnel nous connaît.

Date : Chaque premier mercredi du mois.

Horaire : à partir de 18h. Pas d'heure fixe de fin, ça dépend de vous (ou de la fermeture de l'établissement).

dimanche 3 janvier 2010

Quelques retours sur la formation Lavandier


Pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'y assister, ou pour ceux qui ont envie de se souvenir, voilà quelques retours sur la formation initiée par Séquences 7 et donnée par Yves Lavandier.
Bonne lecture.


Nicolas Tejera

1° Ressenti :

Essayez de résumer vos impressions tout au long des 5 séances.

Première séance: Exercice pratique très enrichissant. La confrontation entre les auteurs et d'Yves était percutante et à la fois pleine de respect. Yves montre comment obtenir des résultats en étant diplomate avec les auteurs.

Troisième séance: Très très instructif. Yves nous as donné à mon sens les ficelles du métier de scipt doctor ainsi qu'une méthode ressenti, diagnostic, prescription redoutable.

Quatrième séance sur No man's Land: Analyser un récit est très très bénéfique pour apprendre.

Cinquième séance: Les réponses d'Yves à mes questions m'ont beaucoup aidé. Je ne regarde plus les bandes annonces au cinéma pour être surpris par ce que je vais découvrir et vivre mon ressenti et bénéficier de ce que mon "corps" a imprimer pour le retranscrire ensuite en langage dramaturgique.

Comme Yves parlait de Truby comme d'un formidable stimulant, je peux reprendre sans peine cette métaphore: Yves est un stimulant.

2° Diagnostic :

Évaluez les manques que l'acquisition de nouvelles connaissances vous a permis de combler.

Franchement je n'avais rien lu ou entendu avant sur le script doctoring. Donc je suis parti de 0 et j'arrive à 8/10. En gros la méthode d'Yves a comblé le trou du script doctor.

Voilà, ce qui manque peut-être à sa formation, mais je sais que ce n’est pas possible, c’est de se prêter soi-même au jeu du script doctor sur du court métrage dans une 6éme, 7ème et 8ème séance...

3° Prescription :

Comment pensez-vous mettre en œuvre ces outils récemment acquis dans vos prochains projets ?

Je verrai, mais je ne pense pas qu'on puisse être un bon script-doctor pour soi.

Toutefois indirectement sur mes prochains projets je me ferai lire par un maximum de personnes formées à l'évaluation du scénario.


Amandine Maudet

Pour ma part je suis très satisfaite de cette formation dans son ensemble.

1ère séance, prise de contact et démonstration de ce qu'est le script-doctoring grâce à l'analyse des 5 courts-métrages. J'ai trouvé qu'Yves avait l'art de dire les choses, les vraies, tout en finesse.

2ème séance, on rentre un peu plus dans le sujet (même si on a l'air de s'en éloigner) avec le visionnage d'extraits de films qui permet d'appuyer l'étude du script-doctoring. Qu'est ce que le script-doctoring ? J'ai le sentiment que c'est avant toute chose l'amour du cinéma (ça a l'air con comme ça mais…)

4ème séance, analyse de No man's land : on est dans le coeur du script-doctoring. Yves script-docte en live. Le scénario est bien choisi tant il offre de situations à repérer. Je me rends compte que c'est quand même beaucoup de technique.

5ème séance, on termine avec un pot pourri de questions de tout ordre sur le script-doctoring. Les réponses permettent d'entériner le concept.

Je trouve qu'on a une vue d'ensemble sur ce qu'est le script-docoring et quelques clés pour pratiquer. Perso j'ai suivi cette formation parce que j'écris, et je trouvais que ça pouvait donner des clés, autres que celles qui se trouvent dans les manuels d'apprentissage, sur la méthode d'écriture. Qu'est-ce qu'une histoire bien troussée ?

Je vais donc m'y coller, vu que j'ai la trame principale en tête, et je vais tâcher de mettre tout ça en pratique.

Mes attentes pour le futur : un atelier d'écriture avec Yves.


Marie-Catherine ANGER

Tout d'abord je souhaite remercier l'équipe de Séquences 7 pour l'organisation de cet événement , car c'en était un pour moi . Avoir la chance de rencontrer et d'assister aux conférences de Monsieur Lavandier c'est quelque chose. Lorsque j'ai fait mes études d'audiovisuel il y a dix ans, notre prof de scénario ne jurait que par la Dramaturgie de Lavandier. A l'époque j'avais trouvé la première lecture très difficile par sa richesse, j'imaginais monsieur Lavandier comme un vieux monsieur, universitaire érudit, la veste en velours élimée et les cheveux blancs hirsutes. Je dois dire que j'ai été surprise. Cela dit je ne suis pas parvenue à employer le tutoiement ; le même respect intimidant demeure.

Après relecture de la dramaturgie et pendant les séances, quelle surprise de constater à quel point mes croyances sur le scénario avaient été si profondément influencées par sa pensée. Du coup quand il parle je m'entends penser, très étonnant comme sensation. C'est définitivement mon Maitre Jedi aussi.

Voilà pour mon ressenti global. Pour le diagnostic, j'ai aimé la diversité des séances, qui m'ont permis de rester impliquée à chaque fois, un riche équilibre entre théorie et pratique. On est à la fois passif et actif. La seule chose que je trouve à redire c'est que j'aurais préféré avoir la deuxième séance en premier et pouvoir mieux profiter ensuite du script-doctoring sur les courts-métrages. Au passage, je tire mon chapeau aux scénaristes qui se sont prêtés au jeu, car c'est difficile d'être mis à nu et décortiqué devant toute une assemblée, même si c'est le passage obligatoire. Sinon je passe sur la foultitude de choses apprises, ce serait trop long.

Pour la prescription, dès le lendemain j'ai refait le cours à mon entourage , et je me suis surprise à faire du script-doctoring sur le scénario de quelqu'un, et là c'est super pratique de dire : " Yves Lavandier dit que" : ..., donc tu devrais faire comme ça.

J'ai appris une chose très importante : c'est la différence entre co-scénariste et script-doctor, souvent en tant qu'assistante-réalisatrice, il m'est arrivé de réécrire entièrement les scénarios des réalisateurs qui très souvent n'aiment pas la phase d'écriture ( ce que moi j'adore ) et je croyais bêtement que sans en avoir l'air je faisais du script-doctoring. Alors qu'en fait, comme il a été expliqué, le script-doctor n'écrit pas, ne co-écrit pas, il donne juste un ressenti, un diagnostic et une prescription, et n'intervient que deux fois.

D'autre part je suis heureuse de voir des gens qui donnent enfin une vraie place au scénario. Ma passion première c'est le récit. Mais je me disais que pour devenir scénariste je devais bien connaître tous les rouages de la production d'un film. Patiemment j'ai été sur tous les postes d'un tournage : production, régie, scripte, son, montage, décor, casting, mise en scène... J'ai suivi le conseil de mon grand-père journaliste, qui me disait que pour être un bon rédacteur en chef il faut avoir fait au moins une fois tous les postes que l'on prétend ensuite diriger, pour pouvoir parler le même langage.

Malheureusement peu à peu , dans le cinéma on perd ses illusions, on est plus souvent "nègre" que scénariste.

Mais cette série de conférences m'a redonné la force nécessaire pour croire que les scénaristes peuvent trouver la place qui leur revient, avec tout le respect qui leur est dû, celle du conteur et du poète. Donc merci de m'avoir redonné mes illusions.

Et un dernier merci à la Péniche. L'ambiance est vraiment sympa. J'adore les péniches en plus, alors Yves Lavandier et la péniche réunis, je ne pouvais pas être plus heureuse.


Bénédicte La CAPRIA

Mon ressenti

J'ai apprécié qu'Yves parte du ressenti et non du savoir, partant du postulat que le ressenti ne serait jamais qu'un savoir qui s'ignore, ouvrant la porte à des interprétations sensibles. Ainsi à la première séance, je partageais son ressenti mais j'étais incapable de l'expliquer, et j'étais contente qu'il apporte un début d'explication. Et ça a continué ainsi, même si je trouve qu'on est resté trop sur la forme au détriment du fond. mais peut être est ce justement la différence entre le scripte doctor et l'auteur. en général, cela m'a permis d'approfondir certaines notions parfois basique que je ne maitrise pas encore, novice que je suis. Bon désolé, je mélange les 3 étapes et vous propose cette prescription : continuons ! Un atelier LONG-métrage ! J'insiste sur le long et de toute façon y a pas de pognon dans le court...


Audrey Louis

Lavandiers, séquenciers !

Pour ma part j'ai également apprécié de voir Yves en chair et en os nous parler du scénario et du script doctoring, je venais de finir La Dramaturgie et ça m'a permis d'approfondir ma lecture, d'éclaircir certains points (je pense à la séance d'application directe sur No man's land géniale)...

Peut-être j'aurai aimé que l'on travaille plus à partir de scénarii comme à la première séance avec les courts métrages où tout à coup tout devient concret avec de vraies pistes à travailler pour les auteurs...

Voili voilou!

Donc ressenti : très positif. Diagnostic : je vais m'y mettre. Prescription: du conflit du conflit et encore du conflit !

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